Pôv’ rominet

Mon pov’ rominet…
Devant ton bel écran de rêve
Tu marches. Tu crèves.
L’argent, le confort
Tu te crois vivant. T’es déjà mort

Tu veux la réussite
Et briser tout et tout de suite.
Ton vide tangible
De temps de cerveau disponible
Pubs et sommations
Sucent ton imagination.

Réveille la fibre
De l’artiste tel l’oiseau libre,
Aime Titi un tantinet.
 
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A propos Voda

Flâneur, contemplatif, je m’égare Réjoui sur tous les chemins du hasard. Aventurier par tous les temps à perdre, Nous irons dormir à l’ombre d’un cèdre, Charmante vie que j’aimerais à mort, Karma, pensée, livrés à leurs sorts.
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11 commentaires pour Pôv’ rominet

  1. Alex6 dit :

    J’ai deja lu de la mauvaise poesie mais alors la, c’est le pompon… Allez faites un petit effort, il y a de bons poetes francais qui vous permettront au moins de comprendre les bases.
    En aparte, c’est assez amusant de voir quelqu’un d’aussi mediocre venir tenter de discrediter le liberalisme chez h16. Ouvrez des bouquins, cela vous fera le plus grand bien (et a nous aussi au passage, de ne pas avoir a lire votre prose ignare sur d’autre blog)
    Bien a vous camarade.

    • ObïOxOïdO dit :

      Merci pour vos conseils. Pôv’ rominet, c’est votre gourou hastable. Cela ne vous plaît pas, peut-être est-ce du au fait que cela vous ressemble aussi? A vrai dire je piétine votre idéal qui s’appuie sur l’indivualisme et qui s’accroche à des valeurs comme le confort, l’argent, la réussite, l’efficacité… pour aspirer à d’autres valeurs plus proches du coeur et de l’intelligence. Allez! Retourne sur ta planète.

    • Lunesoleil dit :

      Je trouve ce poème excellent , quel originalité, quel talent de poète 😉

  2. Alex6 dit :

    Tu ne pietines rien du tout puisque tu es incapable de mettre du sens derrier les mots que tu utilises. La preuve, tu persistes a croire que le liberalisme sous-entend « argent, reussite ou autre » alors que ca n’a strictement rien a voir.
    Maintenant je me demande bien ce que tu sais de mes valeurs. Tu dois probablement penser que ta facade anti-liberale te donne de la substance intellectuelle, que l’elevation morale est conditionnee a la notion de confort materiel, c’est pitoyablement risible.
    Je t’invite a mediter plutot sur le pourquoi de ton mepris des moyens (note que j’utilise le mot « moyen » et non pas valeur, les mots ont un sens) que tu as cite plus haut. Un detachement reel te rendrait completement libre et desinteresse de la pensee des autres dans ce domaine. Ton obstination est la preuve de ton esclavage au contrat social, belle anti-these a ta supposee posture morale.
    Bonne route quand meme, quoique avec tes boulets de contradiction intellectuelle, ca ne doit pas etre evident de garder le cap de quelque chose…

    • ObïOxOïdO dit :

      Le libéralisme augmente certainement l’efficacité économique mais à terme il concentre les richesses, le pouvoir dans les mains de quelques-uns. Vous voulez prospérer sur l’anéantissement de l’Etat, lui enlever son rôle d’arbitre, de régulateur car votre partialité philosophique ne veut pas se soucier du bien commun et de toutes notions de justice. Pour se faire une idée, il suffit d’observer votre lubie libérale à l’oeuvre. Depuis les années 80, bon nombre de gouvernements privatise et dérèglemente au profit de la concurrence. Dans la pratique, vos théories sont de véritables abominations. Libre à vous de répondre par une formule de style si vous le souhaitez. Je connais votre réthorique. J’ai d’ors et déjà cerné un certain nombres de vos objections classiques pour avoir discuter avec vos congénères mais aussi pour les avoir pratiqué en réunions privées.
      De deux choses l’une, soit votre libéralisme existe en réalité ainsi on peut observer les avantages et les inconvénients, donc critiquer ou alors votre libéralisme n’existe que dans un état proche de l’utopie, dans ce cas dites le ainsi on pourra apprécier et discuter vos conceptions.
      Vous me dites, je cite: « tu es incapable de mettre du sens derrier les mots que tu utilises. » Je vous renvois à vos capacités pour me donner une définition de votre libéralisme et surtout citez moi les pays, les gouvernements qui le mettent en pratique, cela évitera de tourner autour pot.

      • Alex6 dit :

        Vous ouvrez le debat, tres bien.
        Ca n’est pas a moi de donner une definition du liberalisme puisque cette definition existe deja et est parfaitement connu de quiconque s’interesse a cette philosophie. Mais je veux bien faire l’effort du resume:
        Le liberalisme se base sur un systeme de droit, ce que l’on appelle le jusnaturalisme. Ces droits sont: le respect du droit de propriete, de la vie et de la liberte. Quand les liberaux veulent reduire le role de l’etat (tu extrapoles en pensant que tous les liberaux sont anarco-capitalistes i.e. cherchent l’aneantissement complet de l’etat alors qu’ils n’en representent qu’une frange marginale), c’est qu’ils estiment qu’un de ces droits est bafoue.
        Ce fut l’origine de 1789, qui a degenere en 1793 pour cause de recuperation « socialiste » (Lire Hayek et la route de la servitude pour comprendre ce que les liberaux mettent derriere le terme « socialiste »)
        Le monde que tu pense etre liberal depuis les annees 80 n’est en rien compatible avec le respect de ces droits. C’est extremement clair quand on etudie l’evolution des pays developpes ou l’etat n’a cesse d’augmenter son perimetre d’intervention soi-disant pour augmenter le bien commun (une notion qui tombe sous l’accusation de faux-concept dans le jargon liberal) Tu as d’ailleurs parfaitement raison par rapport aux privatisations, beaucoup de ces privatisations ont ete menees contre les principes liberaux qui reclament une clarification totale des tenants des droits de proprietes. L’etat en regle generale, et pour cause de conflits d’interets, realise des semi-privatisation (chemin de fer en Angleterre, privatisation en Nouvelle-Zelande dans les annees 90 etc…) qui aboutissent a privatiser les gains et a collectiviser les frais/pertes. C’est totalement inacceptable d’un point de vue liberal, qui impose que toute privatisation soit totale, a l’image des chemins de fer au Japon par exemple mais il y a quantite d’exemples.
        Pour ce qui est de la deregulisation, encore une fois la realite montre que la production de lois n’a jamias ete aussi importante ces dernieres decennies et ce dans tous les domaines. Il existe une argumentation liberale tres elaboree sur les causes de la crise actuelle, melange d’interventionisme de l’etat americain (FED, Fannie Mae et Freedy Mac, reglementation bancaire Bale II, loi federale Clinton « sub-prime » forcant le credit risque etc…) et de lois forcant a la mauvaise allocation du capital. Cela ne dedouane en rien la finance de ses responsabilites (d’un point de vue liberal) mais force est de constater que les etats aujourd’hui n’ont strictement rien fait de conforme aux principes liberaux pour reduire le pouvoir de nuisance des banquiers organises en cartel car proteges par les etats du risque de faillite.
        Maintenant si vous voulez quelques exemples reussis: Hong-Kong, Singapour, la Suisse dans une certaine mesure, le Luxembourg, la Nouvelle-Zelande (malgre de grosses erreurs faites sur les privatisation initialement), la Pologne, l’Australie (ou je vis), l’Allemagne du cote economique.
        Quand tu dis que le liberalisme « concentre » les richesses, je pense que c’est faux et qu’au contraire, c’est l’etat qui permet les fortes concentrations de richesse comme c’est le cas actuellement avec les activites bancaires protegees par le « Too big To fail ». Certes dans le systeme liberal, les defauts humains ne disparaissent pas et il cherchera toujours le profit maximum mais on ne peut pas lutter contre la nature, l’echec du communisme l’a demontre. Le liberalisme au contraire impose la responsabilite. Goldman Sachs dans un systeme liberal, et les US sont loin d’en etre un sur bien des aspects, n’aurait jamais eu le pouvoir de nuisance qu’il a eu parceque « sauve » par l’etat de ses mauvais investissements.
        J’imagine bien que je ne vais pas parvenir a te convaincre, les Francais pour une grande majorite ont ete eduques sur des bases anti-liberales mais qui melangent tout et n’importe quoi. En faisant l’effort d’analyser les causes des problemes actuels, on se rend compte que c’est l’etat qui en est la cause majeure dans son amplitude.
        C’est un combat qui n’a rien a voir avec la defense des riches mais avec la defense de principes fondamentaux pour assurer la liberte des individus.

  3. ObïOxOïdO dit :

    “privatiser les gains et a collectiviser les frais/pertes.”

    La crise boursière de 1929 a très vite dégénéré en crise bancaire. L’effondrement du système bancaire (773 établissements bancaires firent faillite) a produit une chute de la production industrielle, engendré chômage et misère. En cause, La frénésie boursière et l’irresponsabilité des banquiers, qui ont prêté sans retenue aux spéculateurs.

    Les plans de sauvetage (interventionnisme) des banques ont été mis en application pour limiter les conséquences de la crise des subprimes. Le précédent du krach de 1929 a permis de prendre des décisions disons responsables afin de circonscrire la diffusion de cette nouvelle crise sur le monde.

    Suite à la crise boursière d’octobre 1929, le Glass-Steagall Act en 1933 et les accords de Bretton Woods ont posé des bases économiques que les libéraux ont battu en brèche depuis le milieu des années 1970.

    Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’absence de règles (Glass-Steagall Act et Bretton Woods) supposées arbitraire donc contraire aux libertés de certains ont engendré ce que nous connaissons à l’heure actuelle.

    On voit tout de suite le rôle de Milton Friedman (conseiller du candidat républicain Ronald Reagan) dans sa critique du New Deal et de l’État-providence dont les idées économiques, qualifiées de “libertariennes”, ont enclenché un processus de dérégulation à outrance sur le monde d’autant plus que le mur de Berlin tombait en 1989.

    Le Glass-Steagall Act a été abrogée sous la présidence Clinton : le congrès était majoritairement républicain, mais de nombreux démocrates votent en faveur de l’abrogation.

    “Fanny Mae et Freddy Mac ou la responsabilité de l’Etat”

    La crise des subprimes aux États-Unis désigne des emprunts plus risqués pour le prêteur (et à meilleur rendement) à cela la pratique du crédit hypothécaire (mortgage) caractérise la cupidité libérale. Dire que Bill Clinton est seul responsable de cette crise est un peu réducteur. Chercher plutôt du côté de Alan Greenspan qui a été président de la Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis, du 11 août 1987 au 31 janvier 2006.

    Alan Greenspan (entré en 1979 dans l’équipe de campagne présidentielle de Ronald Reagan) a été un ami de Ayn Rand et se définit républicain libertarien. Milton Friedman, père du monétarisme, le considérait comme le meilleur gouverneur de la Fed. C’est assez clair.

    Par contre, la France (anti-libéral d’après vous) n’a pas connu de crise sur le marché immobilier (vente, locatif). Hé bien, il existe les lois Neiertz et Scrivener ainsi les prêts immobiliers sont très encadrés pour responsabiliser le banquier dispensateur de crédit en cas de surendettement de l’emprunteur.

    “Avis personnel”

    Pour ma part, je pense que le sauvetage du système bancaire aurait du se faire dans le cadre d’une nationalisation en achetant les banques en faillite au prix le plus bas puis une fois assainies, revendues au meilleur prix.

    La gestion purement bureaucratique, administrative… d’un outils (banque) relève plus de l’esprit d’entreprise ne me semble pas très approprié pour financer le crédit à des acteurs privés comme les ménages et les entreprises.

    “Réalité du too big too fail”

    Si la gestion des banques ne relève pas du rôle de l’Etat. Dans le cadre d’une situation exceptionnelle, il est nécessaire et responsable que l’Etat par l’intermédiaire des banques centrales intervienne et pourquoi pas comme prêteur en dernier ressort. Cela évite en cas de faillite bancaire toutes les conséquences pour les déposants et les créanciers. La position idéologique dite “libérale” sur le « toot big too fail » est irresponsable, d’où l’utilité de l’intervention de l’Etat. Voir « Quantitative easing »

    “Exemple de pays dit libéraux”

    “Hong-Kong, Singapour, la Suisse dans une certaine mesure, le Luxembourg, la Nouvelle-Zélande (malgré de grosses erreurs faites sur les privatisation initialement), la Pologne, l’Australie (ou je vis), l’Allemagne du cote économique.”

    Vos exemples sont très intéressants. On voit tout de suite où se place le positionnement libéral. Lutte pour les “libertés” contre l’interventionisme de l’Etat, éloge de la concurrence fiscale et de la concurrence économique…

    Hong Kong, Singapour, Luxembourg, Suisse sont considéré par le FMI comme des « Offshore Financial Centers »

    Sur l’Allemagne ou le mythe du capitalisme Rhénan, il semblerait que depuis Bismarck le souci de sécurité sociale soit majeur.

    Sur la Pologne et l’Europe des pays de l’Est, il est aisé de comprendre le principe des contraires. Les pays dits communistes veulent du libéralisme… les pays dits libéraux veulent du social… les pays dits totalitaires veulent des libertés individuelles… Les pays dits théocratiques veulent la liberté de conscience… Les pays dits traditionnels veulent du modernisme… Les pays dits conservateurs veulent du progressisme… De façon générale, les peuples aspirent à des libertés et quant elles sont trop nombreuses ils aspirent à de l’autorité. Il s’agit d’une valse entre attirance et résistance. ce n’est pas près de s’arrêter.

    Je ne connais pas la Nouvelle Zélande.

    En aparté, permettez-moi de sourire sur l’accord de libre-échange Suisse-Hong Kong qui est entré en vigueur le 1er octobre 2012. Encore une fois, on comprend les motivations dites “libérale”. Sur la Suisse cité comme modèle de société basée sur une économie dite libérale comme si le chômage, la pauvreté… n’existent pas en Suisse. De plus, la Suisse en matière libre échange s’appuie sur un contrôle douanier strictes et un souverainisme en matière fiscale et bancaire. Cette idée de modèle libérale me semble plutôt paradoxale.

    “Définition du libéralisme”

    D’après les concepts de bases cité dans “wikilibéral” on peut lire: “On définit souvent le libéralisme par ces quelques principes, que l’on retrouve dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen”. Si vous respectez la “Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen”, il serait curieux que vous ne reconnaissiez pas la “Déclaration Universelle des droits de l’Homme” dont voici quelques articles:

    Article 22
    Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

    Article 23
    1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
    2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
    3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
    4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

    Article 24
    Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

    Article 25
    1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
    2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

    Article 26
    1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
    2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
    3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

    Comptant sur vos qualités et vos aspirations éprises de libertés, je vous prie de méditer sur les articles 22, 23, 24, 25 et 26 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.

    Cordialement.

  4. Alex6 dit :

    Merci pour cette reponse, meme si c’est exactement celle que j’attendais.
    Je vais essayer de repondre en restant le plus general possible, je n’ai pas le temps et pas forcement les competences pour rentrer dans tous les details.
    1. 1929 et les diverses crises:
    Il y a en fait plusieurs points de vue liberaux. Le mainstream liberal rejete la centralisation de la creation monetaire mais il faut avouer la faute des liberaux de l’epoque qui avaient pousse a la creation de la FED notamment en esperant separer les activites bancaires des activites de l’etat. La crise de 1929 s’explique par une penurie de liquidite cree a 100% par la FED qui a restreint de maniere completement arbitraire la creation monetaire a ce moment, conduisant a un gigantesque bank run. Pour la crise des sub-prime, meme cause meme effet mais dans l’autre sens. La FED, en pratiquant des taux proches de zero, a permis une extension du credit phenomenale qui s’est dirige vers l’immobilier, notamment parceque le monopole des agences de notation considerait l’immobilier comme etant un investissement sans risque, le fameux triple A dont nous savons quoi penser aujourd’hui.
    Critiquer la FED et Greenspan est donc parfaitement liberal, je ne connais aucun liberaux, meme modere, qui approuve le controle de la creation monetaire par une seule entite sous influence etatique.
    2. Banques et nationalisation:
    Je pense que tu fais une erreur classique en pensant qu’une banque publique est plus stable qu’un reseau de banques privees. Malheureusement, ni toi ni moi n’avons connu de systeme de banques libres mais uniquement un systeme desastreux dans lequel les banques sont couvertes par les politiques. Entre le credit Lyonnais et les magouilles type Fanny&Freddy, l’etat a suffisamment montre son pouvoir de nuisance quand il touche a la creation monetaire. Par ailleurs, les pays dont le systeme bancaire est le plus libre possible, sont ceux qui beneficient de la plus grande stabilite monetaire. Je cite encore une fois Hongkong, Singapour et la Suisse ou je doute fortement qu’il y ait plus de misere que dans un pays fortement socialiste comme la France.
    3. Fiscalite:
    La on diverge fortement. S’il y a des paradis fiscaux, c’est parcequ’il y a des enfers fiscaux. Chacun est libre de disposer de son capital, c’est l’article 14 de la declaration des droits de l’homme fondamentale (je rejete pour ma part les revisions ulterieures mais j’y viens plus tard) L’etat n’a strictement aucun droit de prelevement en dehors des fonctions regaliennes, la concurrence fiscal entre pays est donc un parfait moyen de limiter le prelevement non-consenti des richesses par l’etat et surtout ses depenses somptuaires et qui ne profitent que tres peu au peuple. La misere augmente en general en parallele des taux de prelevements, les courbes ne mentent pas.
    4. Droit de l’homme:
    La declaration des droits de l’homme telle que developpe par les liberaux en 1789 n’aurait jamais du etre amendee. Les articles que tu me cites sont typiquement des faux-droits (voir la definition liberale de ce qu’est un faux-droit) Il n’y a donc pas de droit au logement, de droit a la protection sociale ou de droit au travail. Ca n’est pas une position dogmatique, c’est simplement que ca n’est pas defini par le droit naturel et donc que c’est inapplicable de maniere juste. Les liberaux pensent ensuite que ces droits sont de toutes manieres inutiles et la realite prouve que c’est parfaitement vrai. Jamais l’instauration d’un droit au travail n’a permis de resoudre les problemes de chomage, jamais le renforcement du droit au logement n’a permis de sortir de la rue le moindre sdf. Malgre toutes ses imperfections, seul le marche est capable de realiser une allocation optimale des ressources. C’est, a l’instar de la democratie, le systeme le plus mauvais a l’exception de tous les autres.
    Cela dit, de nombreux liberaux, dont je fais partie, n’ont aucune objection a l’existence d’un filet social minimaliste permettant de limiter les effets nefastes des accidents de la vie. Une couverture maladie minimale collectivisee et prenant en charge les maladies rares par exemple ne poserais strictement aucun probleme non plus.

    Pour finir, un mot plus general: Si ta preoccupation est celle de la justice sociale (concept tres delicat a definir au passage), sache que c’est aussi celle des liberaux. Si je suis liberal, c’est parceque je crois sincerement que c’est le meilleur moyen de faire sortir les plus faibles de la pauvrete. L’etat en est simplement incapable, j’en veux pour preuve le monde dans lequel nous vivons ou les gouvernements sont absolument incapables d’ameliorer quoique ce soit et ce depuis des decennies de mensonges et de crapuleries: nombre de sdf dans les rues, nombre de familles vivant sous le seuil de pauvrete, taux de chomage, gaspillage d’argent public inconsidere, augmentation du niveau de dette mettant en peril l’ensemble du systeme social etc…

    Je peux t’annoncer des aujourd’hui que la voie du tout socialisme prise par le gouvernement actuel va mener le pays a une crise majeure sans precedent. Et les marches financiers n’y seront pour rien. Le secteur prive va disparaitre du pays et le systeme social, beaucoup trop vaste et disperse va se decomposer integralement. L’etat est capable de creer des degats inconsiderablement plus grands que ce que peut faire une entreprise privee car il n’y a strictement aucun contre-pouvoir. C’est, depuis Montesquieu, ce contre quoi les liberaux se battent.

    J’espere avoir clarifie un peu les positions liberales sur divers points, en esperant avoir legerement modifie ta perception de cette philosophie.
    Je ne saurais que te conseiller de lire Philippe Nemo et Pascal Salin qui sont les meilleurs auteurs liberaux actuels. Tu verras que rien dans leurs ecrits ne visent a proteger les riches ou a vouloir creer de la misere. Ils expliquent au contraire comment l’etat entretien cette misere avec une hypocrisie incroyable faisant croire qu’il oeuvre a la reduire.
    Cordialement.

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