Gribouille frivole

L’instant
S’attend allongé

Et l’intuitive passion
se prend au songe
Couché dans l’ombre

La friche en fraîche

Une idée sur la lune
Sur son astre brûlant

Cela tient aux tripes
Le manque de miel

Dans la chambre
L’éloignement commence

Et le regard en perdition
S’anime de l’espace

En douces caresses

Je le veux encore
Les jours et les nuits

Le manque de ciel

Alors l’instinct de l’ange
Déclenche l’instant X

Et en sa présence
Réside le temps
Une souffrance de plus

Qui ressemble à l’envol
Avant la chute

Car nous serons encore
Comme nous étions

Ce manque de réel

Ensemble

Publié dans Non classé | 1 commentaire

30′ for a Free Ride

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Intimes bas-fonds

C’est un cliché semblable
A tous les multiples
D’un monde ouvert
Sur l’exact incertitude
Et là il y a un moi
comme les autres
Toujours pareil
A l’intérieur
Sans avoir
Devant son écran fermé
A l’amour et à son goût amer
Comme la bile dans la gorge
Que je compense
Par le manque de sens…
Alors je pêche en tous temps
Comme tous les isolés
Certain que les pêchés
Sont les fils des mères intimes
Alors je pêche en tous temps
En toutes saisons
Certain que le temps
A son père dans les cimes
Et dans les intimes bas-fonds
De tous les vides secrets
Que je comble
Quand je pense à toi

Publié dans Non classé | 10 commentaires

Noctée

Il part dans la nuit

Jusque ce que les étoiles s’enivrent

Pour se sentir vivre dans la nuit

Et danse avec elles et lui

Et rentre seul dans son lit

Sans la moindre étincelle

Du feu qu’il a jailli pourtant

Comme on trémousse

Du champagne

Les soirs de fêtes.

Bonne année 2016 à tous!

 

 

 

Publié dans Non classé | 5 commentaires

Serial Ancolie

Seul l’ancolie bleuis
Par les souvenirs
Ou les fantasmes
Dans les petits jardins
Nous assemble

Tu aimes l’ancolie.
Je ferai le papillon
Tu feras l’abeille
Et nous irons batifoler
De fleurs en fleurs

Et cette ancolie
Fera le printemps
Nu sans camisole
Au regret du miel
Que la came isole

Alors Mélancolie
Mélangé collé
A nos collerettes
Aux couleurs du sang
Et de l’oedeme absolu

Brûlera cette fleur
A la beauté fatale
L’âme de nos ailes
Et ses pétales
Dans l’éphémère

Un jour ma corolle
Pour avoir su
Butiner ensemble
Guidé par l’amour
Mon inconnue

Publié dans Non classé | 1 commentaire

JE REPRODUIRAI LE FUTUR

Rien n’y fait, je freine. Je repousse mes incertitudes dans une réalité bornée par la vie dans Babylone. Plus, je m’accroche, plus la logique me tranquillise, et les critiques des autres m’entraînent vers mes semblables. Dämon aura ma vie. Je m’abandonne dans l’oubli glacial de son hiver terrestre.

Ce sera lui l’opportuniste, moi je ne suis plus que la perception d’une ignorance devant le monde ankylosé par des futilités bizarres qui fréquentent les clichés de l’existence, une euphorie terminale du désir et de l’adolescence… Je vais collaborer tel un lâche à la torpeur ambiante. Ma distraction sans tenir compte des souvenirs heureux cachera la crainte du naufrage. Aurai-je sa permission ? Je n’aurai plus d’humanité, j’applaudirai la guerre… Et pourtant dans ce que j’efface de mon passé insouciant, j’aimerais assumer la laideur de mon avenir. L’éclat de la fourmilière terrienne amplifie ma glaciation. Je me perds dans cet univers où errait joyeusement mon double originel au paradis perdu; Dämon, c’est plus qu’un remplaçant, c’est une représentation normée, un produit mort né… une innocence toujours asservie, et pour longtemps encore.

Je m’ouvre à la froideur de son industrie. L’odeur maline de son projet suinte sur mon intime dépression en cul-de-basse-fosse. J’aimerais que Dämon s’accommode de l’humain, qu’il soit libéré par l’insignifiance, la débilité mise à nue, qu’il me fonde dans le travail forcené, un destin de répressions, de ténèbres… pour taire le tartempion que j’étais par le passé afin de reproduire le futur.

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

KIMIK

J’aime le noyau

Quand je me noie

Dans la canicule.

J’aime ce tableau

Quand sur la table

Les verres défilent.

J’aime le liquide

Surtout le vide

Des journées drôles

J’aime cette ivresse

Et l’idée de vivre

Nu sans camisole.

Alors je m’interroge

Devant le plongeoir

Publié dans Non classé | 2 commentaires